Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 19:21
L'enfant docile

L’enfant  docile

 

 

L’enfant  docile  se hissera sur les temples

Avait dit la femme de bohème, au ton humble

Le poèle de bois chantonnait de ses flammes

Et ses lumières chargées, de belles oriflammes

Transportaient  au soir, mille  et mille chaleurs

Sur son corps qui s’accordait au flux généreux

¤

Tu te glissais  aux  émouvants  instants heureux

Quand ta peine était  absente, du maudit  lieu

Que le vil alcool  terrifiant, se cachait dans le  fond

D’un corps imbibé qui se reposait du  démon

Il  se pavanait écoeurant, sur une couche futile

Qui  pansait sa fatigue,  par le feu  ouaté des tuiles

¤

Un froid  léchait l’unique rideau, coupant la pièce

D’un coté les parents, de l’autre tassés les enfants

Matelas de jute posé à nu,  sur la terre trop  glacée

Couverture de  huit corps, l’un contre l’autre , serrés

Aucun ne recevait la chaleur, du fourneau gentillet

Se contentant d’enfumer, les soirées de la nuit glacée

¤

Quand l’heure venait au soir, sur le rideau de lin

Curieux mais inquiet,  chacun se tournait l’œil malin

Ils surprenaient leurs regards, sur l’ombre du moment

Révélant les ébats tendres et violents des parents

La peur les  prenait quand les bruits se fronçaient

Bruissaient au silence du bois moisi, se serrant discret

¤

Ils s’endormaient  au trop  tard,  séance  mourante

Tu  rêvais de la pleine lune  mystérieuse et dévorante

Tu traversais les mers, à la douceur des sillages perdus

Tu parcourais les plaines vertes,  d’aventures inconnues

L’hiver fusionnait dans ce soleil, couchant  chaud  ta vie

Et à  l’heure du réveil, tu sentais glacial ton corps refroidi

¤

Tu consommais  la froideur insupportable du petit matin

Il te fallait rendre à chacun,  ta vivace chaleur d’un câlin

Le fourneau compréhensible parfois, se rallumait bien têtu

Il te contait parfois lui aussi sa vétusté, s’éteignait trop repu

Au son indéfrichable, de tes indescriptibles  tremblements

Qui dansaient à la mélodie castagnette, du forte de tes dents

 

Ce fut ton hier

Des matins de prières

Pour rester toujours fier

ÿƒC

Partager cet article

Repost0
24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 20:57
Les yeux médusés

Les yeux médusés

 

 

Les yeux médusés par le grand spectacle

Ma pensée s’assied dans la luminosité

Pour pénétrer les images de la réalité

Que l’œuvre  se découvre, Ô  pinacle!

¤

Fréquence indicible sortie du néant 

Ô Duale friction, voilà l’original du jour né

¤

Les mondes, systèmes, astres qui s’entassent

Forment les murs de l’univers; sourde filasse

Qui meuvent, bruitent, fracturent notre terre

Pour détachés, nous engendrer  être  monère

¤

De ce rien, Ô quartz! O atome! O molécule!

Vous nous avez mené sûr à l’être intelligent

Sur les grands chemins vagues, fertilisant

Notre pensée d’un prodigue savoir ; O  culte !

¤

Le scientifique, le philosophe et les autres

S’arrogent orgueilleux  de la connaissance

D’un monde illusoire dans la  résonance

D’un néant qui nous attend en bon apôtre

¤

Sa doctrine nous dit : sois humble et vigilant

Vis ma  nature sans rechercher son savoir

Sa puissance te laissera  jusqu’au dernier soir

Chercher, encor chercher son  entendement

¤

Et encor et encor : sois sagace être à vivre

Vis de ta nécessité  pour venir serein caresser

Cet  espace de temps que précieux je t’ai alloué

Don d’organe génétique de mon altruiste éternité

¤

Alors humain ne cherche pas l’infini introuvable

Trouve ce qui peut être qu’un bien : Le bonheur

Et laisse courir sur l’éternité le mal : Le malheur

Marche sage sur ton unique  espace temps stable

 

Toi l’humain  tu n’a qu’un avenir restreint

Celui d’être présent sur un monde exceptionnel

Ton instinct d’animal te donne  des droits naturels

Tuer, car tu te dois de survivre à l’espace vie, contraint

¤

Ne te laisse pas aller vaniteux au crime  inutile

Tuer n’est pas l’acte prohibé de l’assassin rebelle

Celui-ci mortifie ma nature qui servile t’interpelle

Dans ta sentence renvoie le mal au néant futile

 

Au demain l’intelligence a demandé à ton instinct

Pourquoi ton corps vagabonde sur cet interstice

Sur ce monde, sur cette terre, sans autre bénéfice

Que de passer là, nature façonnant innée ton destin

¤

Ne cherche plus philosophe, tu es riche, tu es pauvre

Tu es savant, tu es simplet, ne juge  nature divinatoire

Sans chercher, sans vouloir dans son cycle aléatoire

Qui a engendré  où, quand, comment ta pure  réalité

¤

Philosophe si tu es,  si tu crois être, tu es alors nanti

Tu es nanti  du savoir, nanti de la fortune ; o pauvre !

De la sagesse, laisse-toi aller vers l’humilité des autres

Tous ces simplets que tu rejettes à ne connaître  us de  ta  vie

 

La vie est si  simple philosophe, elle n’est ce que tu en dis

Tes mots  n’ont de réel  que ce que  tu  veux  leur faire dire

Quand tu té retrouve  seul à les bien vouloir  comprendre

ÿƒC

Partager cet article

Repost0
14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 18:09
Je pose mes petits baisers

Je pose mes petits baisers

 

Je pose mes petits baisers

Sur tes doux yeux fermés

Ton rêve charme rayonnant

Mon cœur d’un  bonheur pimpant

 

Ils m’entraînent vers les paradis

Où le paille en queue près du nid

Virevolte sur l’azur profond

En danses poétiques  sur mon balcon

 

Les saisons s’égrènent printemps

Quand la cigogne apporte au vent

La bonne nouvelle d’un été brûlant

Et qu’astre rustique enflamme nos élans

 

Rêve, rêve ma fée, soit magique

Comme Aladin qui convertira  au matin

En nos cœurs ces mélodieux sentiments

En un bel  amour, tendre amour mendiant

☼ŦC

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 19:56
Tout est noir

Tout est noir

 

Tout est noir

On n’était pas un rat

On n’était pas un chat

On ne le cachait pas

On ne le guettait pas

Il était noir

Dans ses instants illusoires

Nous  retombions  sur quatre pattes

Et on se faufilait en hâte

Pour ne pas nuire à l’au-delà

¤

Aux doux moments  de bonheur

On donnait toute notre ardeur

Pour que chacun profite des saveurs

On était noir

Dans ces lourds temps  de tristesse

On n’avait pas la paresse

Pour relever toutes les sagesses

Jamais découragé comme hyène

On revenait sur les couennes

Retroussant nos crocs de haine

Pour chasser ses idées manichéennes

Sur les hauts monts de nos esprits

Quand le ton hautain de son impoli

Giflait nos morals sans appétit

 

 

On crachait la foudre sur ses délits

Brûlait nos colères inassouvies

Il était noir

Quand son  serpent sifflait vénéneux

De son venin arbitraire et fallacieux

On enfouissait au fond de nos cœurs harmonieux

Les œufs de la bonté au jardin miraculeux

On était noir

Quand il piaffait, gai  sur son reposoir

Du mal fait en nous volant

Il nous imposait le pardon du mécréant

A-t-il reconnu que c’était navrant

Que la pièce on se la doit, donnant-donnant

Pourquoi sommes-nous toujours noirs ?

Aidez-nous à quitter ce foutoir

Avant d’être perdu dans ce noir

ÿƒC

Partager cet article

Repost0
11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 18:03
sortez des nues

Sortez des nues

 

Sortez des nues,  forets fécondes

D’où mon esprit aimerait abonder

Et ma raison longer  les dangers

Traversez empressées les interlignes

Pour retrouver une route fidèle

Qui conduit ma main à tire d’ailes

Le long d’un trottoir coup de pied

De la certitude qui sage  me fait don

 

Forçant  la vie à découvrir le mont

D’une lettrine d’or, avide je l’appose

Elle flirte sérieuse  avec la marge

Et se déchaîne comme un  bel orage

A ! Quel bel éclair sur la neuve Page

Entraîne le flot des syllabes stratagème

Oh !  Que l’on aime ce M

Qui se faufile léger, baiser à thème

Ce  O! Le malicieux  tout étonné

Il s’aligne pour ne pas être le dernier

Oh ! Ce U utile, de bonheur il rutile

D’être présent dans ce mot fertile

Oh! Quel bel R, celui-là  il se  roule

Sur la ligne pour rejoindre  la foule

C’est pour toi ma mie, perle de mes jours!

Que se roulent ces lettres d’ amour

Que  ces lettres sautillent sur cette route

Mobiles à la conduite calligraphiée

Elles se cognent  à mon cœur émerveillé

Pour s’épandre festifs de billets printaniers

Qui traversent  les chemins  sentimentaux

Pour te retrouver présente sur mes mots

Couchés au fond sincère  de masincérité .

¤¤¤

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 17:07
Suprématie de quartiers

 

Suprématie de quartiers

 

Tous les  gars  des populaires quartiers

Du Maroc, du stand,  parlaient  rivalité

On en découdrait jeudi, jour de cathé

¤

L’usine tentaculaire offrait ses fumées

Aux cieux mornes,  pleurant asphyxiés

Sur les hautes  collines du Rambettant

¤

Des enfants intrépides, trop insouciants

Gambaderaient demain, fiers mendiants

De jeux fous, près des lacs caustiques

¤

Dans le village sur le haut d’une  colline

Les gars du Maroc flanqués d’Albertine

Regagnaient les aires de jeux funestes

¤

D’un homme fort  perdu à son triste sort

On ne retira un jour  qu’une bague d’or

De ce  lac de soude au cercueil  éternel

¤

La rapine nouvelle agitait les frimousses

Et les gais lurons cachaient leur frousse

Derrière leurs joues, boucliers  fructueux

¤

Au détour d’un verger de  mirabelliers

Les gars du stand   jamais sentimental

Fiers du lustre, de leur quartier veillaient

¤

La mouche habile pour coucher a cible

Ils avaient dans le bois le caillou pénible

Pour défendre l’aire de leur stand de tir

¤

Les armées enfantines s’alignaient  prêtes

Pour s’affronter d’une  d’explosion muette

Où Seul le sifflement des cailloux bruitait

¤

Quel quartier succomberait à la suprématie

Qui ne put , ne jeter que des gestes polis

Qyand  rivalité âpre n’offrait  aucune bonté

 

Les gars du Maroc alertés  s’avançaient

Puis se repliaient sur le pont des damnés

Pour se cacher derrière ses larges travées

 

Soudain les lourds  galets bien ronds volent

Comme des oiseaux rapaces qui tôt affolent

Mais pas un bruit ne dérange leur vol maudit

¤

D’un ricochet, on entend cachés  des pleurs

Jeannot le plus jeune a le visage  en fleur

A coté de  son frère: Ils ne  sont qu’adoptés

¤

Ils n’étaient eux, les bons amis  de personne

On les autorisait d’être bouche trou en somme

Pour  grossir les rangs des bons gars du Maroc

¤

L’écho renvoya aussitôt  du pont un grand son

« Arrêtez ! Arrêtez !   Jeannot à l’œil qui fond

Comme lorsque père tue le lapin le dimanche »

¤

Le mal au ventre, apeuré  les gars du stand

Battaient la retraite,  sans coup férir se rendant

Et la bataille se terminait dans une bousculade

¤

Chaque garnement avait peur du gendarme

Qui viendrait demain relever leurs  larmes

A  la fermeté des horrifiés  parents habitués

¤

On recommencerai aguerri un jeudi prochain

Jour de patronage,  pour être le plus malin

Quand l’aumônier vous  accordait  la contrition

Partager cet article

Repost0
9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 18:02
Nous cherchions une tanière

Nous cherchions une tanière

 

Nous cherchions une tanière

Nous avons trouvé un cottage

Au haut des impérieux étages

D’un immense quartier familier

 

Enfermé nous étions à l’abri

Loin des cris ; loin des bruits

Nous écoutions  nos envies

Suintant de nos pensées ravies

 

La nuit a fermé les fenêtres

Nous glissant au cocon nuptial

Nous couchions sur le  sentimental

D’une vie soyeuse de bien être

 

Sosie de  l’inébranlable  désir

Le baiser initié au balcon nimbé

De la flamme d’un amour  ravivé

A tourné la clef du bonheur de l'avenir

 

Nous regardions la pluie au sec

De nos folles  se délectant habiles

De nos grandes impatiences fragiles

Engrangeant nos loyers d’amour de fennec

☼ŦC

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 17:10
Je te pense

Je te pense

 

Je te pense subtil   ma mie

Allongée fidèle  en joliesse

Mon esprit court d’hardiesse

Sur la force de ta grâce infinie

¤

Les jours se coulent solitude

Serpentant sur mes malaises

Mon cœur n’est pas à l’aise

Il se cogne à ta  désuétude

¤

Lasse  ma pensée fière entrelace

Nos vieilles images de bonheur

Quand nous étions sans heurt

Dans nos forêts fertiles et sagaces

¤

Vain de ne pouvoir être ce malin

Pour couvrir ta beauté de baisers

Irradiant ton doux corps à satiété

Je me vins chevalier, noble arsin

 

Plaisir d’amour, mon cœur te ceint

Au fond de sa tanière passionnée

De son regard le plus émerveillé

A t’y  consacrer, reine d’un pacte serein 

ƒC

Partager cet article

Repost0
4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 18:00
Pareil

 

 

Pareil

 

Pareil

A ma corbeille

Nid d’abeille

S’éveille

Sur les merveilles

Eveil

Eveil

Je m’émerveille

¤

Lourd

Ce balourd

C’est pour

Autour

De ma tour

D’amour

D’amour

Salut mon retour

¤

Dante

Tu me chantes

Ce qui me hante

On tente

Sous la tente

Tante

Tante

On me fente

¤

Science

De ma conscience

Quelle défiance

Pour ma méfiance

Confiance

Confiance

Délègue ta malveillance

¤

Sain

Mon destin

Tu viens

Enfin

Comble ma faim

Refrain

Refrain

Allons vers les demain

 

Fort

Le cor

Au contrefort

Sonne d’or

Dans le décor

Encor

Encor

Avant ma mort.

ÿƒC

Partager cet article

Repost0
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 15:06
ô ma violence

O ma violence!

 

O ma violence! Je respire essoufflé

Quand tu  surgis leste des barricades

Luttant à mes souffrances fugitives

Qui fortes s’imprègnent affectives

A mon destin en longues sérénades

¤

Mon ombre délicate, sage se repose

Sur la couette tendre qui s’impose

A la pathétique quiétude immobile

Qui s’interpose muette en  mesure

Entre la frappe  des foudres agiles

¤

Quand les lumières saines se disloquent

Alors le grand noir adepte m’invoque

Le violent retour à la poussière du néant

J’entrevois serein  tous ces bonheurs d’hier

Quand mes aïeux me récitaient des prières

Pour prédire sûr, mon bel avenir radieux

 

O ma violence surgit de mon indolence

Tu me dois de m’offrir audience

Pour m’éviter de rester prisonnier

Au fond de ma vile somnolence

Qui paralyse mes désirs de confiance

Quand je voudrai au monde tendre assistance

 

Il est ces jours où se doit être présente

La guerre des idées, des opinions qu’argumente

Au quotidien la détresse des fins de mois

De tous ces gens oubliés par l’indifférente

Cette collusion du pouvoir et la  richesse intransigeante

Qui broie la pauvreté au moulin d’une  rigueur coïncidente 

ÿƒC

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
  • Contact

Recherche