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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 16:04
Des mondes d'enfance

Des mondes d’enfance

 

 

 

Rêvant les yeux dans la vitrine

De ces  belles boites colorées

Pour construire prunelles enjouées

Des mondes  d’enfance dorée

Au fond d’une  pensée intime

Une aimée  main providentielle

Un  jour d’anniversaire a déposé

Un gros paquet tout t enrubanné

Mes perçants  yeux l’ont déballé

Au Vif  le veillant, en douces sentinelle

Cadeau fabuleux du monde à refaire

Briques de vives couleurs à entrelacer

Qui s’élèvent au ciel de mes pensées

Protégées par des idées attentionnées

De vivre dans la paix du bon savoir faire

Je vivais heureux dans mon enfance

Accolé à cette paix prés des châteaux

Tous plus  beaux  que le beau  d’en haut

Ce paradis irréel que l’on me contait tôt

Au soir de ma nuit,  coin d’un rêve chaud

¤

Puis un jour est venu, petit frère au berceau

La paix au caniveau, le lego dépenaillé

De la main de l’ostrogoth,  barbare déployé

Dans la vallée de ma grande tranquillité

Et la guerre a volé mon  monde  du beau

Ma ténacité a tenté de reconstruire associé

Un monde nouveau fait au son de ma patience

Quand  mon esprit chahuté gardait le silence

Accroché à sa saine  science de l’intelligence

Mais le draine tort le mal sans partage

D’un héritage indolent qui laisse retord

La nature se pourfendre hideuse à tord

Rongeant  la  paix  qui sur l’enfant sage dort

Au calme échappant émérite au vil pillage

¤

Et la guerre, guerre perfide à ruiner nos joies

D’être frères partageant les beautés jumelles

De ce monde  que l’on rejoint à la passerelle

De nos heures d’enfance du bonheur universel

 

S’ignorant nous avons végété sous le même toit

Les châteaux, le monde  a disparu loin de ma paix

Où êtes-vous partis!  Mes bonheurs, mes plaisirs

Je voudrai vous retrouver avant  de venir saisir

Le présage  de l’explosion  d’une vie  à estourbir

Ma nouvelle vie d’adulte aux mains du pouvoir dévoyé

©ƒC

 

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 15:13
Le soldat de plomb

 

Le soldat de plom

¤

Ma saine  cheminée de l’immense  univers

Laissa tomber légère sa fine suie sur l’air

Et le monde merveilleux,   étrange monde

S’endormit  sous la lune  dont  lumière l’inonde

Eclats de lune qui traversent tous  les pays

Béni de son luisant, le fond  des petits  nids

Pénètrent les beaux rideaux de soie  à minuit

Et se nichent dans la belle verdure d’un tapis

L’attendait là,   le vieux soldat de plomb

Depuis des ans et des ans il tourne en rond

Il a perdu la main de l’enfant centurion

Qui le menait à ces guerres de trublions

Debout   las  prés d’une colline de livres

A prendre les leçons  d’un enfant  ivre

Du bon savoir des  formes à poursuivre

Pour attaquer de nouveaux jours à vivre

Quand l’ordre impératif  se  livrait sur sa fesse

Il entendait toujours du général une faiblesse

Mon petit gars le courage est ton adresse

Sur le front  détruis- moi,  ces  viles paresses

¤

L’ennemi venait mettre en charpie son rogeron

Belle munition aux  quatre heures des leçons

Et j’interpellais  au loin,  moi le soldat de plomb

  • Mon petit gars le courage est un vrai pardon

Quand la lune mis le premier pied sur le jour

Le soldat de plomb gravit l’édredon balourd

Qui se laissa encercler  en un seul petit tour

Puis attaqua le sursaut d’un rêve trop lourd

L’ennemi le jeta de son indolent  corps diabolique

Derrière les contreforts d’un grand  lit  aphasique

Dévalant le pentu, entendit une voix emblématique

  • Le vrai  courage mon gars n’est pas empirique

Alors le bon soldat de plomb se leva tel Artagan

Soudain fut surpris par un brutal déferlement

Il comprit que de  lui le lancier,  le  pic était dément

Une estocade avait-il porté à l’ennemi mécontent

L’ennemi réveillé interpella le lancier trop têtu

-Encore toi, mais la guerre est fini je n’ai plus

-L’Âge d’y jouer, je vais te jeter aux galères de la rue

-Et tu ne seras plus dans ma verdure cette verrue

Ecoute  mon ennemi,  reste mon ami regarde ma guerre

Ne la préfères- tu pas,  à celle de ces adultes trop fiers

Joue avec moi, tu ne connaîtras plus la misère de tes pères

Car cet enfer vois-tu! Eux l’on  expérimenté naguère.

©ƒC

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 17:31
Ma vieille poupée

Ma vieille poupée

¤

Dans ma chambre au bleu perlé ce  matin

Ma vieille poupée avait un gros chagrin

Etendu dépenaillée sur la  blancheur du coussin

Elle regardait le plafond que l’on avait repeint

Ma pauvre ballerine, corps délavé était malade

Je l’ai regardé sentimentale dans ses yeux fades

Les billes de verre transparentes, en   belle de jade

Ne brillaient plus de leur luxe au soleil en ballade

Sa robe de lin trembla  fiévreusement sur son cœur

J’ai ressenti qu’elle avait une émotion de peur

Qu’à l’approche des prochaines  fêtes par pudeur

Elle se laisserait jeter au rebus  sans vils heurts

Sur la commode des aïeux,   ma dernière  dînette

Prenait la bonne  place près de la petite ambrette

Ma poupée assombrie n’était  vraiment pas prête

Elle ne serait plus l’unique  princesse de la fête

Je lui pris sa  main râpeuse  elle était bien froide

Comme ses saines  mains solitaires toujours roides

D’attendre le geste exquis  qui  lie   pensée droite

A une amitié vraie venant d’une belle  âme adroite

¤

Soudain Je me suis aperçue qu’elle voulait tout me dire

Que c’était pénible de devoir toujours à soi se mentir

Laissant  le soleil au zénith  raconter son beau sourire

Entre des volets mi-clos qui grinçaient le souvenir

Ma robe et toujours belle, mes yeux   cannelle

Brillent sur vos bonheurs en longues ribambelles

J’étais adulée, choyée, protégée à la ritournelle

Mais maintenant il n’y a que toi pour l’essentiel

¤

Ta main a perdu la douceur de tes tendres câlins

Ceux que chaque jour toi  la petite fille  de satin

Me fredonnait en me contant les joies de ta faim

Et les  peines  que tu m’échangeais en durs refrains

Pardon grande Madame vais-je partir ce matin

Rejoindre comme les humains dont on a plus besoin

Le crématoire de la fin, sera t’il  mon dernier recoin

Garderas-tu souvenir de nos  jours  de bons soins

J’eu honte, honte  de risquer de perdre ma lucidité

Je n’ai rien dit, la porte peinte pour le nouvel été

Je l’ai refermée  et mes grands yeux silencieux ont pleuré

Ma poupée est restée, elle ne quittera plus mon amitié.

Notre pacte, nous soutenir  quand nous serons chagrinées

©ƒC

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 16:38
Tu t'en es retourné

Tu t’en es retourné

¤

Tôt au petit matin

Tu t’en es retourné

Dans l’univers frais

De l’enfance des saints

Ton esprit à la main

Ame en bandoulière

Sur la plage d’hier

Tu as déplié ton dessein

Château fait de sable

Richesse qui s’écroule

Quand la vague roule

Les misères coupables

Mais la joie muette

De l’enfant solitaire

Se transpire  légère

Sur sa chance fluette

L’oeil d’azur harponne

Tous les soleils d’or

Les enferme  au nord

Dans la pauvreté friponne

Cachent leur violence

Les jeux de la vague

Quand le battant se rague

Dans une perfide danse

Enfant, to i le  toujours prêt

Pour défier  les dangers

Veille la  houle  atterrée

Elle désire vile te happer

Raisonnant espiègle loup

Affamé de science d’esprit

L’aventure  tu as entrepris

Parcourant le rire du vautour

Tu  fus instruit en sucreries

Pour  chiper des bons bons

T’insérant chez le riche du pont

T’admettant  dans de viles  saloperies

Combien le rêve te fut doux

Voler de tes propres ailes

Au bonheur de l’azur du ciel

Lisant  la réalité du monde fou.

Parti ru es parti

Loin de mes yeux d’ami

Nous n’étions en conflit

Toujours on avait à se sourire

Mais avant moi, tu es parti

J’en pleure toute les nuits

©ƒC

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 18:06
Sage petite fille

Sage petite fille

 

 

 

Sage  petite fille

Tu voudrais écrire

Pour de rire

Avec ton aiguille

Des  petites phrases

Montrant tes vers

Couplés par paire

Ta prose les écrase

Le son est  la prime

Ecoute et entends

Ce n’est pas le vent

La syllabe enfin rime

Pour toi mon entrain

Oui je veux encor

T’apporter mon or

En beaux refrains

¤

Essaie à ton tour!

C’est facile!

Et pour toi utile

De dire bonjour

Maman douce maman

Je t’aime beaucoup

Un bisou dans ton cou

C’est si doux maintenant

Eh bien voilà!

Une jolie poésie

Heureux j’en souri

On fait la fiesta

Tisse le fil des mots

D’arabesques fleuries

Comme un pot pourri

Ton ouvrage est beau

 

Mon petit chat Phénix

Viens prés de moi

Ne vas plus sur le toit

Nos baisers seront remix

 

 

O  petite fille tu m’étonnes

De mieux en mieux

Je me sens vieux

C’est bon,  je ronronne

Enfin Je suis heureux

Tu écris de la poésie

Et Ton âme  me dit

Poète c’est merveilleux

©

 

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 15:43
Petit enfant

Petit enfant

 

Petit enfant  de ce pas pourquoi fugues-tu?

Maman tissent ses larmes pour te les offrir

Au fond de ses grands soucis sans te bannir

Les doux  matins d’amour ne t’aiment t’ils plus!

Petit enfant, où vas-tu ainsi seul en chemin

Regarde le bel oiseau blanc de son nid vient

Il te tend la main tendre d’un ange gardien

Qui t’amènera là bas, aux horizons malins

Sais-tu qu’à cet au-delà  l’on y trouve colorés

Les paradis de ton  servile  cahier d’écolier

Quand tu dessines révolté des maisonnées

D’une famille  contant  t’aimer passionnée

Quand l’arc en ciel bave  enrichi sur le papier

Toutes les bontés excitées de ton âme sereine

Ton église aux anges fait une belle prière reine

A ta Maman qui te couvrira cajoleuse  de baisers

Tes chemins courent par-delà les marges

Sur d’affriolantes  découvertes inconnues

Que tu  connaîtras à l’heure bienheureuse

Chantant la fin de tes rêves  d’enfant sage

Et les arbres et les fleurs sont des bouquets

Que ton cœur offre en générosité à ta charité

Quand tes parterres fournis  te donnent en bonté

Ce cœur d’enfant, innocence brave de la paix

Petit enfant ! Petit Enfant je t’en supplie !

Ne fugue pas  loin de tes rêves, de ton cahier

Que de beautés dans l’incertain tu perdrais

L’ange gardien te dit : reste dans mon  paradis

©ƒC

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 15:27
Sue la route des anges

 

 

 

Sur la route des anges

 

Sur la route des anges

J’ai rencontré un petit chérubin

Innocent, il  m’a demandé en chagrin

Peux-tu nous faire  bel hommage

 

Nous avons un jour perdus la vie

Dans les bras  pervers  d’un obsédé

Il nous a de sa générosité trompé

Dans les gestes de sa folie

Quand  il m’a volé mon destin doré

Mais dis-moi Monsieur pourquoi lui

Pourquoi lui en bas et moi ici il me fui

 

Dis-Monsieur,  les humains  sont-ils justes

Moi j’attends toujours d’aller au paradis

Et lui dans sa prison trop jolie

Il continue d’arpenter la vie, injuste

 

Dis moi Monsieur la justice n’est-elle pas

Si tu voles une vie  mortellement

Tu dois en rendre la contrepartie assurément

Alors dis-moi Monsieur, pourquoi

Moi je ne suis plus

Et  pourquoi lui est-il  encore  en bas

 

Monsieur s’il te plait, dit à mes parents

Que je les aime toujours dans mon cœur là haut

J’aurai aimé vivre à leurs  cotés au chaud

Mais il fut ce violeur qui m’a volé l’énormément

 

Au revoir Monsieur ne m’oubliez pas

Il me manque ma peluche, mon doudou

Pensez à moi, je penserai à vous

Comme à tous ceux qui m’ont aimé

Là haut je ne connais personne et je pleure

D’être trop seul  au fond de ma peur

©ƒC

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 16:57
Un petot malade coquin

Un petit malade coquin

 

Un  garnement coquin

Assis dans lit

N’écoutant  plis sa maladie

Demanda au magicien

Comment au matin

Naissent les lapins

D’un air très malin

Le magicien serein

Lui dit certain

Un peu de perlimpinpin

Poudre d’airain

Jeté dans mon chapeau fin

Et le grain dans le grain

Main dans la main

Sortira  Petit lapin

De mon chapeau malin

Où caches-tu ?

Les petits foulards nus

Aux  couleurs en revue

Me diras-tu ?

Le magicien d’un salut

Jette de la poussière battue

Dans ses doigts diffus

Sur les yeux têtus

D’enfants tant  inattendus

Prêt d’être repus

De beautés aperçues

Qu’il trouve dans sa vertu

Au fond  de son  ciel d’azur

Ta magie découvre  t’elle tout ?

Mais c’est fou!

Tes cartes elles sont  où ?

J’ai du cœur au bout

De ma pensée qui se voue

A ton bonheur partout

Et je prends ta pensée debout

Sur mon esprit filou

Pour qu’elle me donne tout

Mais la bonne carte surtout

Tu vois au bout

Du grand trou

Qui joue !

Toi et moi à qui voyons tout

Dis-moi encore

Quand tu transperces les corps

De sabre d’or

L’enfant ne dort

Et ne crie Jamais fort

Dis-moi alors

Es-tu si fort

Pour venir à mon renfort

Quand la douleur me tord

O Bel enfant !   Si tu me mords

La magie vivante m’endort

Car mes yeux crient fort

Dans mon  bel effort

De voir voyageur  à tous les ports

Où s’oublie au dehors

Les misères d’abord

Vous laissant au plus fort

Des bonheurs d’or

Pour moi, oui ! Tu es plus encor

Ta magie c’est si beau

Reviendras-tu sitôt ?

Que je retrouve bientôt

Ma chambre au chaud

De mes sages  idéaux

Vigilant à tous mes maux

Garantie-moi en réseau

Les frissons de ma peau

Quand dans mon cerveau

S’illumineront  en grand flot

Tes astuces d’attrape-nigaud

Pour réconforter mon moral  gros

D’un malaise rude plutôt

Reviens, reviens prince des gestes beaux

J’en reprendrai choisi un morceau.

©ƒC

 

 

 

Ps : Hommage à l’association Magie à l’hôpital

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 18:56
Sur la grande scène

 

Sur la grande scène

 

 

Sur la grande scène humaine   ce  matin

Dans son luisant costume d’apparat noir

Il sort, accompagné  des grands espoirs

Il va courir les mondes, le gai clown magicien

¤

De ses tentaculaires   mains habiles

Sa longue baguette magique  sourit

Pour vous les  enfants bien   gentils

Au superbe  plaisir de vos  yeux agiles

 

Apparaît soudain le joli  foulard bleu

Se cache à sa main au puit  mystérieux

Et mille dentelles de  gestes prodigieux

Engendrent floraison sur vos regards heureux

¤

Un chapeau, haut de forme, se pirouette

Le  long de la pente d’un  bras tendu

Le vide se prend à la baguette attendue

Qui  plie soudain au vol des alouettes

¤

L’oiseau va et vient dans le fragile nid

Il disparaît  et revient d’une danse étoilée

Où mille pépites  d’or sortent toutes étonnées

Sur le  miroir lumineux de vos yeux ébahis

¤

Heureux et  patient à  votre véritable bonheur

Il profite malicieux de votre intenable belle joie

Et d’une grande carte de coeur au bout des doigts

Il vous dépose la belle  tourterelle en douceur

¤

Il aimerait vous voir  au monde du plus riche

Donnez lui confiant un  billet de cinq euros

Sur vos yeux émerveilles en généreux lots

Il vous fera don de cent billets qui s’affichent

¤

Le spectacle n’est pas termine,  il me l’a dit

Entre sur la scène une image  pale, yeux bouffis

Elle se faufile dans un caisson, part dans l’oubli

On l’enferme, seul son visage vous regarde d’envie

¤

Le clown magicien l’a dit, souriez ! Oui ! Souriez  à la vie

Je vous ôterai la maladie, souriez moi petits enfants

Œuvrez à ma magie du bout de ma baguette puissante

Vos sourires seront mes pics libérant le mal sans souci

¤

La foule accompagna le beau magicien dans son regard

Sur les tréteaux, dans la boite,  l’image  de la maladie

S’illumina, rayonna sous l’effet des sourires et de la magie

Et des tendres pics, la maladie fut vaincue, puissance rare.

 

Le clown magicien fut venu

En son cœur,  le bonheur fut  venu

D’une Douceur qui vous fut rendue 

©ƒC

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 19:21
L'enfant docile

L’enfant  docile

 

 

L’enfant  docile  se hissera sur les temples

Avait dit la femme de bohème, au ton humble

Le poèle de bois chantonnait de ses flammes

Et ses lumières chargées, de belles oriflammes

Transportaient  au soir, mille  et mille chaleurs

Sur son corps qui s’accordait au flux généreux

¤

Tu te glissais  aux  émouvants  instants heureux

Quand ta peine était  absente, du maudit  lieu

Que le vil alcool  terrifiant, se cachait dans le  fond

D’un corps imbibé qui se reposait du  démon

Il  se pavanait écoeurant, sur une couche futile

Qui  pansait sa fatigue,  par le feu  ouaté des tuiles

¤

Un froid  léchait l’unique rideau, coupant la pièce

D’un coté les parents, de l’autre tassés les enfants

Matelas de jute posé à nu,  sur la terre trop  glacée

Couverture de  huit corps, l’un contre l’autre , serrés

Aucun ne recevait la chaleur, du fourneau gentillet

Se contentant d’enfumer, les soirées de la nuit glacée

¤

Quand l’heure venait au soir, sur le rideau de lin

Curieux mais inquiet,  chacun se tournait l’œil malin

Ils surprenaient leurs regards, sur l’ombre du moment

Révélant les ébats tendres et violents des parents

La peur les  prenait quand les bruits se fronçaient

Bruissaient au silence du bois moisi, se serrant discret

¤

Ils s’endormaient  au trop  tard,  séance  mourante

Tu  rêvais de la pleine lune  mystérieuse et dévorante

Tu traversais les mers, à la douceur des sillages perdus

Tu parcourais les plaines vertes,  d’aventures inconnues

L’hiver fusionnait dans ce soleil, couchant  chaud  ta vie

Et à  l’heure du réveil, tu sentais glacial ton corps refroidi

¤

Tu consommais  la froideur insupportable du petit matin

Il te fallait rendre à chacun,  ta vivace chaleur d’un câlin

Le fourneau compréhensible parfois, se rallumait bien têtu

Il te contait parfois lui aussi sa vétusté, s’éteignait trop repu

Au son indéfrichable, de tes indescriptibles  tremblements

Qui dansaient à la mélodie castagnette, du forte de tes dents

 

Ce fut ton hier

Des matins de prières

Pour rester toujours fier

ÿƒC

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Présentation

  • : Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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