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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 15:34

 

 

 

Retour d’exil

 

Mon exil délicieux vers les contrées tropicales

A fécondé servile mille majestueuses images

Dans ma pensée en goguette  de  messages

Grisantes senteurs cousues sur une Ile amicale

¤

Les orchidées de soie, belles sculptures ciselées

Remplacent les jonquilles douces, au  calice d’or

Les flamboyants pleurent, des larmes vives de feu

Ils excitent mes yeux sur l’oubli des beaux cerisiers

¤

Le brûlis des champs de cannes de l’austral été

Elève vers les Dieux  comme hier au  pays natal

Les fumées pensantes  de l’homme sentimental

Quand les cheminées d’usine crachent leurs suées

¤

La mer étrangère offre à mon attentif  regard

De nouveaux horizons vers des pays inconnus

Le canal des péniches de bois, altier désire têtu

Des voyages nouveaux au-delà des biefs avares

¤

Rites malabars, braises d’une marche sur le feu

Carême d’ascètes pour le grand  sacrifice béni

Enfance de catéchumène au temple du repentir

Abstinence de confiserie, pénitence en enjeux

¤

Peuple multiracial à la peau de velours  métissée

Chinois, hindous, malabars, malgaches,  créole

Les langues se parlent multiples comme un pactole

Arabe, Italien, Portugais, allemand, polonais, suisse

¤

Je rêve, je songe à tes beaux jours foulés sur mon hier

Sublimes instants aux  merveilleuses images  respirées

Mais mes yeux en ce jour, paissent nanti sur ces beautés

Dans ces frontières d’écume léchant ces cotes d’aisance

Ô bel exil mon esprit revenu prend soin de ta radiance

ÿƒC

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 14:38
Décembre austral

Décembre austral

 

Décembre austral, les premières sueurs

Perlent  sur les corps qui paressent

Sous les grandes ombres en joliesse

Des feuillages traversés de saveurs

¤

Dans l’Ile aux sommets  volcaniques

Du nord au sud, de l’est  à l’ouest

Les paysages engrangent leurs richesses

Camaïeux nuancier du vermeil flamboyant

¤

Les letchis à la peau tressée  rutilent

Offrant  au passant le suave  parfum

De leur blanche chair au suc divin

Qui étanche votre soif d’un besoin utile

¤

Majestueux, pompeux  le flamboyant

Laisse  tomber ses premières larmes

Fleur d’hiver qui flamboie  au  parme

De ses flammes, lac du velouté  sang

¤

Dans de petits recoins, agenouillé on prit

Un Saint Expédit  blottit dans sa niche

Entouré de chiffons flamboyants et  riches

Du rouge de la  passion que l’on se bénit

¤

Et la haut, tout la haut, plaine des sables

Qui admire  le cratère Bory d’où coulera

La coulée de laves aux spasmes  en féria

Flamboyant sur les pentes du flanc instable

¤

O Reunion! Généreuse Ile! Ton  corps transpire

D’un arc en ciel flamboyant  sur le monde

Et ton séga enflamme les cœurs qui fécondent

Les roses du rouge  passion  qui vous  inspirent

ÿƒC

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 16:39
Décembre couché

Décembre couché

 

Décembre couché sur la ouatée  Ile de  Bourbon

Quand la flamme vermeille des flamboyants  saigne

Flanquée d’un  maloya  encourageant le tavernier fripon

D’ardents  éveils colorés; Soleil d’or là est ton règne!

¤

Chacun s’empresse au pied de ces bigarrées cités

Pour se rassembler et fêter le passé de leurs aînés

Esclaves torturés, marrons décapités à la  sale tâche

De se soumettre animal humain ; O  rebellion désirée !

¤

Epris de liberté ils dirent  tout leur attachement nouveau

A la déclaration du Sieur Sarda Garriga à Saint Denis

Qui En ce vingt décembre

de l’an mille huit cent quarante huit

Proclama l’abolition de l’esclavage aux badauds

¤

Les cayambes, les houleurs ; les djenbés se  pavanent

Dans le silence hurlant  la grande prière de la savane

D’où sont venus étrangers  nos bons  aïeux déplacés

Ceux qui   hantent de leur ombre notre fête colorée

¤

A la passion  entrelacée des souffrances musicales

Deux amoureux heureux, l’un créole, l’autre malabar

Scrutent  les quatre jours futurs avant le sentimental

Jour de noël  pour s’offrir l’anneau d’airain   nuptial

¤

Dans la verdure, autour de la religieuse case  créole

On dressera la salle  verte, feuilles festives de bananier

Robe parfum, senteur de letchis à la vierge  parure brasier

Carry bichiques, carry  ti-jacques, pimenté menu qui affriole

¤

On se gourmande passionné à la danse d’un séga  suave

Déhanchements ludiques, les corps radieux  se tortillent

Les jupes longues colorées  frissonnent  en sages flottilles

Tendre quadrille au pas empreints  d’une  coulée de lave

¤

Quand  s’en vient le trente et un,   chacun se presse inquiet

Du jour de  demain que les ondes sages fustigent prudentes

En consigne bravant  le cyclone  suspect ; Pilleur mécréant

Qui laisse parfois un dégoût en  ce festif mois de l’austral été.

O toi  de Bourbon  O toi ile de la Réunion tu restes mon aimée

ƒC

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 16:51
O case créole

 

 

O case créole

 

O case créole! Sur ce couronné haut sage

Tu te protèges fidèle  dans le grand cirque

Celui de Cilaos, au détour d’un grand pic

Au kilomètre dix du centième serré virage

 

Stature magique et  fine qui servile  se hisse

Au ciel pur; Baiser ouaté du paille en queue

Qui s’envole et dessine  les ronds camieux

Des  Lambrequins reposant sur ta  pelisse

 

Pure robe blanche, aux plis verts tu te déhanche

Sur tes flancs côtelés; D’orgueil sain se parent

De bardeaux  ciselés de riches  dentelles rares

Rangs de coulées serties en cordées étanches

Tes bois de fer, squelette ténu, côtes austères

Traversent  les siècles  d’une  jeunesse sûre

Les carias se saignent sur l’hier des blessures

Ils meurent loin de tes os, sous les réverbères

 

Vestale priante, vêtue de l’habit du dimanche

Quand tu te ceins  de  frises  riches facettées

Engoncées  à la cambrure de tes  doux reflets

Pour nos yeux inspirés que ton éclat  enchante.

 

Quand résonne la fête tu habilles ta salle verte

La rose, l’orchidée parfument  ton grand  portail

Quand tu accueilles servante au punch cocktail

Tes invités aux notes rythmées d’un séga alerte

 

Quand la nuit te prend au silence de ses bras

La lune lèche le calme de ta paresse endormie

Et flirte avec les ombres de ta silhouette ravie

Qui se faufilent vers l’infini et brille de ton éclat

ƒC

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 15:19
Mon Ile

 

J’ai voyagé vers tes beautés

Pour me saouler  de tes délices

Sur le sable de tes caprices

Ta jupe flirtait avec l’azur  rusé

O mon Ile

 

Le sain de tes galbes pointait

Pour biser le doux  du ciel bleu

L’orchidée enjolivait ta pureté

Et ton cœur en feu m’émerveillait

Ô mon Ile

 

J’ai rêve du virevoltant de tes mots

La douceur, de ton «a ou,  vi aim a moi »

Et je récoltais les fruits de tes pères d’attention

Comme trésors épargnés qu’on ne veut oublier

Ô mon Ile

 

J’ai  visité la demeure de tes cirques

Salazie, Mafate, Cilaos m’ont accueillie

Lieux de félicité pour mes yeux ébahis

Quand j’ai entrevu le  voile de la mariée

Ô mon Ile

 

J’ai eu désir de caresser  ta peau

Je ne m’imaginais patchwork à la  ronde

Quand tes enfants sont palette du monde

Qui traverse d’aise l’arc en ciel si beau

Ô mon Ile

 

Je me suis séparé de tes parfums

Un jour que   cyclone te ravageait

Au-delà des mers en ma neuve  demeure

Loin de toi,  Sega, maloya  ne danse plus

Et je voudrai oublier de vivre  langueurs

O mon ile

ƒC

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 14:08
Toi ma R"union d'amour

 

L'amour ne sera  plus  en ce demain

Pour recouvrir le grand lit de mes désirs

J'ai perdu à la nuit cette juste espérance

Que ne vaille l'attente,  rien ne m'attend

 

Je me transporterai enjoué sur le vol

Où se va tendrement ma nostalgie

Quand jeunesse jouait avec le soleil

Et que mon ombre caressait son sol

 

Celui d'une Ile aux parfums  envoutants

Quand j'épousais de mes yeux heureux

Le voile de la mariée au fond d'un cirque

blotti dans un cortège de routes vers Salazie

 

Mon amour s'évadait sur la plaine des sables

Une éruption fulgurante de  sentiments retrouvait

Le ciel clair de mes pensées qui s'écoulaient

Au grés de la somptueuse lave du cratère Bory

 

Mais là bas la mer  câline m'appelait  à Manapany

Pittoresques délices d'une jolie  baie bleu azur

Où d'ancrés rochers émergeants tendaient leurs bras

Au sons et lumières infatigables de la mer fugueuse

 

Laissez moi dormir! je respire tout ce bel amour

D'une Ile majestueuse  que j'ai laissée orpheline

De ma présence qui voudrait lui offrir  doux baisers

Ô toi ma Réunion d'amour , mon ile de bourbon

☼ŦC

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 10:25
Ô mon frère allons

 

Ô  mon frère allons!

Retrouver la cité de nos compère

Pour revoir  le soleil d'hiver

Il tissera la beauté de nos peaux

Que le blanc de l'hiver a nacré

 

Ô mon frère allons!

Regarder la beauté de nos fleurs

Ces orchidées , bouquets de  pureté

Qui offrent aux dames volupté

Quand nos cœurs battront endiablés

Le Sega de nos jeunes années

Pour danser jour et nuit reposés

Dans la douceur d'un air costumé

 

Ô mon frère allons!

Toucher tous les charmes

D'une ile  qui vous désarme

Quand la richesse de ses terres

Le décolleté de ses plages

Les coulées vives sorties d'in autre âge

Vous offrent un pastel de couleurs

Pour émerveiller votre âme

Qui dans le bonheur, là se pâme

 

 

Ô mon frère allons!

Gouter aux saveurs

De cette cuisine  d'ailleurs

Elle pimente vos papilles

Qui de joie babillent

Un langage coloré

Pour chanter un Maloya

Au jour de grande féria

De ce  vingt décembre

Où liberté s'invitera

Au souvenir de Jean Ivoula

 

Ô mon frère , allos!

Le voyage déjà nous attend

Hâte est de ne plus avoir tourments

De devoir oublier toute la réalité

De ces perles que désir  enfile

Dans ma pensée  servile

Elle geint d'avoir perdue

La trace de cette  pierre précieuse

Au fond de ma rêerie chaleureuse

Prête à embrasser le bonheur

ö mon frère allons!

ŦC

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 16:27

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J’entends la  mélodie d’un vent fringant

Il danse sa ronde au son d’un maloya

Quand l’Ile Bourbon épouse instants

Du bonheur en ses rivages colorés

Et que s’envolent ses senteurs exotiques

 

Une  plage amoureuse s’enfonce

Dans les bras avantageux d’une terre

Et l’écume fraîche de la vaguelette

De son flux, son reflux offre sagesses

A la  pureté de ses baisers  renouvelés

Et danse la mer pour s’associer au délire

De la grande fête de la nature tropicale

 

Les hauts filaos tombent chemise

Que  le sol accueille dans ses mains

Pour sauver sable qu’aiguilles aiguisent

Sa filiforme silhouette entame danse

Enlacé au sens des quatre points cardinaux

Qui flirtent avec le vent qui l’accompagne

Dans ses teintes, au déhanché  lascif

 

Un  kayamb léger  virevolte dans sa danse

Quand  s’anime effréné,  un séga charmeur

Le vent  emporte, la vague de ses notes

Qu’accompagne des pailles en queue gracieux

Pour  les diffuser, harmonieuses sur les âmes

Eprises par cette musique  concupiscente

Qui vous entraine vers,  une transe affective

 

Sur le sable doux, les pieds s’entremêlent

Les regards s’accouplent, d’échanges furtifs

Témoin de la danse,  le vent libère robes

Où l’arc en ciel frivole,  s’envole passionné

Quand le jupon laisse,  s’échapper le nu ouaté

De jeunes cuisses qui s’enivrent,  aux vues  musclées

Des danseurs amoureux, qui expriment leurs désirs

 

Le feu de bois se plaint, de n’être de la fête

Il réclame au vent de quitter ses soupirs

Et de venir le câliner, pour s’enhardir

Et lui proposer rhum, qui vous  saoule

 En tous ces parfums suaves qui s’éclipsent

Et séduisent,  toutes danses de la nature

D’une Ile où le vent, est venu flatter

Toutes ses merveilles,  pour les offrir 

Explosions cadmieuses,  vers  ces  lointains

Vous ! Pays quêteurs,  de  voluptés féériques

☼ƑƇ

 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:35

 

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Petite fille jolie, reine du soleil

Ta peau brille au son d’un séga

Quand la  danse de tes  jours de gala

Veulent donner à ta vie mille merveilles

 

Petite enfant  docile, fleur de mon  Ile

Tu es partie couchée sur ton beau rêve

Quand au matin triste d’un jour de grève

Tu as pliée bagage vers une autre  idylle

 

Petite fille  fidèle ne pleure pas

Non! A l’au revoir ne pleure pas

Ne donne pas les perles de tes larmes

A cette  tristesse qui nous désarme 

Nana lo Tansion, li dor dan out kèr

Gèt domin,  gob a li  lo bonèr

 

Tes yeux, ces  ambassadeurs de notre Ile

Brilleront d’un vol de paille en queue

Déposant sur l’esprit  de tes  enjeux

La pure beauté de ta compétence habile

 

Ton chaloupée retiendra l’attention

De ceux qui voudront l’intelligence

Dans la saga de ton  appartenance

En ces  terres colorées de ton affection

 

Petite fille  fidèle ne pleure pas

Non !  A l’au revoir  ne pleure pas

Ne donne pas les perles de tes larmes

A cette  tristesse qui nous  désarme

Nana lo tansion,  li dor dan out kér

Gèt domin,  gob  a li  lo bonèr

 

Royal sera ton port quand t’empotera   

L’oiseau d’or vers  ton bel avenir

Qui se construira sur le roc de ton devenir

Aux aubes des futurs que ta volonté ancrera

 

Ton esprit chatoyant n’aura d’égal

Que de convertir ta beauté en belle science

D’un apprentissage  dans la grande patience

Art de ta prestance, joyau serti à la danse frugale

 

Petite fille  fidèle ne pleure pas

Non !  A l’au revoir  ne pleure pas

Ne donne pas les perles de tes larmes

A cette  tristesse qui nous désarme

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 13:18

 

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Vous fûtes en son temps Madame Deybassins

Une grande dame des propriétés  du bassin

De Saint gilles pour la prisée récolte d’esclaves

Affecté à  votre domaine et géré dans l’autoclave

 

Femme de tête dominant des comptes économes

Ces étant acquis    vous vouliez qu’on les ballonne

Pour assurer au quotidien ténébreux ce labeur cruel

Qui ravageait ces corps contant leurs  supplices rituels

 

Riche demeure  de maître assoiffé du profit vil

De la sueur docile  d’enfants acceptés  serviles

Dont les jeux s’accordaient aux espaces du rêve

D’une saine liberté revendiquant une riche trêve

 

Du fouet  correction  ils ont compté les blessures

De leur insoumission d’être exploiter contre nature

Et leur  regard marron a traversé les pitons rageurs

Qui les poussaient  au marronnage, caché de l’erreur

 

Vous leur fîtes l’obligation du don  d’un nouveau dieu

En la chapelle pointue où vous posiez maître du lieu

Et  les contrastes colorés des aigreurs choquaient

A la vue de bourgeois à la capeline  endimanché

 

Les involontaires  malades à vos yeux récalcitrants

De ne pouvoir rentabiliser le du de votre intolérance

Vous les requinquiez pressé nonobstant la souffrance

Pour les reconduire au labeur dans l’indifférence

 

Vous bénissiez  de gestes amples votre dieu  aimant

Vous bannissiez exaltée ces pauvres être désarmants

Qui voulaient au son d’un maloya entonner  un air d’égalité

Pour s’asseoir libérés  des chaînes d’esclave insurgées

ðC

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Présentation

  • : Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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