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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 13:38
O lit!

Ô lit

 

Un lit, un lit que voilà mon  puissant défi

Je me suis allé à la torture de solitaires couchers

Matelas muet il me faut ! Je m’en suis parlé

Je ne veux  plus jeûner frustré sur mon parvis

¤

Trop malsain il suait sain de n’avoir de sens

Ayant sur le fond des horizons malheureux

Une étoile nébuleuse au passé mystérieux

Qu’une  âme précaire implose sur un jour décent

¤

Comme un pavot que je trouve ombrageux

Ondulante, attachante sur mon riche maintien

Elle se vient sur mon bien  je la retiens

Sa vertu fugace me laisse cruel et grincheux

¤

Palpite mon cœur au cœur de mon bonheur

Tiens ! Elle revient,  serait t’elle mon bien

Mon âme débordante s’abandonne au sien

Souvenir à ma pensée,  je revis à la vie des faveurs

¤

Altière, roturière de l’amour, Ma belle meunière

Regards d’amour aux sens de nacre, beaux desseins

Je l’emporte, la porte à l’orée de  ma porte d’airain

Me déporte rassuré et confiant sur sa méfiance morte

¤

Je  sonne à la lie de son  repli vers mon lit

Ce n’est plus un leurre  inconstant c’est l’heure

De ma peur d’un malheur à ma grande  ferveur

Et pantois je me laisse aller sous mon toit sans voix

¤

Toi je sais parfois,  ton envie se couche comme moi

Pour te pousser belle  pelisse pour  sortir de ta frousse

Rousse j’aime ta pelouse comme une fraîche frimousse

Et j’ai eu foi chaque  fois  pour  m’accorder serein  à ta foi

¤

J’emplois mon indicible  vertu et je ploie à ton emploi

Il est l’heure de retrouver  la tiédeur  de mon suave  lit

Leurre il ne sera plus,  il s’engage à assurer ma  survie

O lit ! O lit ! Couple nos joies enrichissantes à ton minois.

ƒC

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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 14:54
Le canapé

Le canapé

 

Le déférent canapé luisant   de mon salon

Règne dans son coin comme un seigneur

Se laisse toucher impassible avec ferveur

Son cuir témoigne fier  d’un  grand renom

¤

Il écoute, enregistre les serments intuitifs

Cache dans ses plis des parfums de pensées

Quand les amants se calent sur son dos aisé

Pour partager étranger des bonheurs furtifs

¤

Au son d’une stéréo à la  mélodie intimiste

Il s’associe docile à un repos réparateur

Quand se bruisse sa fleur sur l’amour altiste

¤

Il s’informe, se déforme au gré des actualités

Se joue des impostures quand on le maltraite

Mais il sera prêt galant à revêtir vos animosités

ƒC

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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 20:14
Le vieux livre

Le vieux livre

 

Le vieux livre rangé sur sa tranche de vie

Se repose là haut sur l’étagère de chêne

Sa fine pelure montre un dos usé en peine

Depuis des ans au secret, chacun  l’oublie

 

Il fut le temps jadis ;  de lueurs assombries

Du jour effacé quand   la  lampe à pétrole

L’accompagnait dans les soirs qu’on assole

Parcouru savamment  par des yeux  attendris

 

Les feuilles jaunies nous racontaient l’histoire

De ces aînés fiers, mais fidèlement ambitieux

Pour l’héritage laissé à ces enfants soucieux:

Du sentiment  d’antan pour ces êtres de gloire

 

Expérience reconnue de cent ans de science

Que lui jalouse sage, le nouveau conteur lorrain

Il se reprend les scènes de jadis; O grand devin!

Sans lesquelles  le  jeunot  n’aurait  d’existence

 

En ses mirifiques années! Combien de doigts?

Ont chiffonné sages  ses pages fines  écornées

Qui ont tracé pour celui-ci les  records  réalisés

Et de l’autre, exalté qui a quêté l’héroïque exploit

 

Les bougies, la lampe à pétrole ont alors disparu

Dans l’ombre morte  des moisis murs endeuillés

Et notre contemporain  s’allume à la lumière gaie :

Celle des  nouveaux lux qui vous lisent  la revue

 

Là un chérubin impatient tend sa soyeuse main

Jeune, intelligent la fleur  de mon cuir il  respire

Scrutent noble  mes lettrines d’or à son bon désir

Et lit mes strophes passionné jusqu’au petit matin

 

Puis un jour d’hiver couvert frileux du grand froid

A  perlé silencieux le regard de mon  dernier mot

O mon maître! Tu m’abandonnais seul  de si tôt

Tu t’éteignais, jeunesse érodée,  tout comme moi.

ƒC

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 15:31
Ô brave couteau

Perdu au  fond d’un caniveau voleur

Je vis étincelant un gros lourdaud

Très certainement,  o pauvre couteau

Il avait lâché son bon  cran avant l’heure

 

Je me suis rêvé de sa vie jusqu’ici

Il affichait son acte de naissance

En deux lettres façonnées d’aisance

Le A devait être son prénom serti

 

Je me suis mis  à penser tout haut

Anatole! Non  pas de tôle, ce n’est pas du toc

Après tout,  assez je m’en moque

Tous ces prénoms j’en prends un par défaut

 

J’ai trouvé  ce doit être Adam, à dents cassées

Regardez ! Il lui manque deux de ces lames

C’est triste de voir que l’on jette votre âme

Pour un simple petit ennui,  sans être usé

 

Prenons le B,  ce doit être là son nom

Je ne suis pas policier mais je vais enquêter

Ma pensée à un grand fichier  tout prêt

Au fond de sa mémoire  aux neurones capons

 

Bateau, non ce ne peut être un nom bateau

Bouleau, trop neuf pour être un travailleur

Baron, pourquoi serait t’il noble d’ailleurs

But, pourquoi pas un sportif musclé du fourreau

 

Bataille, je le savais c’est un  tueur

Il devait aimer le litron et son  bouchon

La lame du tire-bouchon à la queue depoltron

Elle est tordue, elle n’a pas l’aspect du vengeur

 

Pauvre mignon  on n’avait pas d’attention pour lui

Le laisser seul à son jeune age à la belle étoile

L’autre avait partagé son déjeuner prés du poêle

Il lui a même  entre les lames,  laissé des restes de brie

 

Par contre assez étonnant son cuir reluisait

Une vraie peau de biche effarée d’être là

A attendre que le chasseur imposteur la chassa

Heureuse fut t’elle que mon oeil  fut émerveillé

 

Je lui ai tendu un peu de ma chaleur, il faisait froid

Je l’ai senti  doux se blottir contre ma cuisse

Sa vie est tracée il participera à mon sage vice

Démonter et remonter mes miniatures à leur endroit

 

Je l'ai rebaptisé, désormais il porte sur son flanc

A comme amour et E comme éternel, il sera à ma vie

Je lui ai arraché sa lame tire bouchon synonyme de nervis

Ce n’est pas une contrainte  je ne bois ni rouge, ni blanc.

☼ƑƇ

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:51
Jour de fête pour un pantalon

Demain  sera jour de fête

Enterrement d’une vie de garçon

Certes pas en caleçon

J’irai jouer la farce du  trublion

Autant s’acheter un neuf pantalon

 

Pour nous les hommes

Nous ne sommes pas gâtés

Dans les rues ensoleillées

Peu de magasins à recommander

On  ne peut bluffer, faut s’habiller

Alors je me vais, sourire condamné

Dans le premier magasin du là bas

C’est suffisant pour ma sage pomme

 

Quelle taille pour monsieur ?

Allons ! C’est lui le spécialiste pas moi

Prenez du trente huit , peut être une joie

Non je prenddrai du quarante cette fois

Car on mange bien sous mon toit

Et au restaurant on se gave parfois

Allez! Je prends le quarante deux

Je vais essayer, ô  mon Dieu !

 

Le trente huit!  Il n’est pas observateur

Moi j’ai ma pudeur et  j’y tiens

Aie! La fermeture à un petit rien

Craquée,  je cache le tout on ne verra rien

Apres tout , il aurait dû ce vaurien

M’offrir la taille qui m’aille

 

Le quarante je l’enfile, nom d’une pipe:

Le ventre oublie de rentrer,  pas vrai:

J’ai mangé tout çà,  non jamais !

Je tire un peu, aie !  Le voilà gêné

Non coincé, sa place c’est à droite, ô té !

Si j’avais su je ne l’aurai pas emmailloté

Il était  bien dans son jeans sordide

 

 

Je voudrai essayer une chemise

Pas claire,  je ne voudrai pas être sale

Avec les éclats de lumières dans la salle

On verra les taches du vin chacal

Je ne fais pas de sport mais c’est anormal

Ces pectoraux qui là sans gêne se déballent

Sur un gilet  d’été  qui impeccable  ferme mal

Vous accepter! De me faire une reprise, non remise

 

Déjà deux heures mon essayage , un remotd

Non j’en ai marre, je me décide trop tard

Bon ! Donnez-moi du quarante quatre dare-dare

Je ne pensais pas que la bière faisait du lard

Tant pis  je prends celui-ci , il se fait tard

Et je dois encore ravaler  le ventru  fêtard

J’irai avec jeannette, elle a tout de ce bon art

Connaître ma taille, c’est son bon  genre

Les dessous c’est elle, les dehors son cafard

Et  je dois  m’excuser tout le temps avec mes retards

Quand je rentre le soir, elle me dit déjà tu t’endors

Franchement quand vous faites tant d’effort

Avez-vous l’envie folle d’en reprendre encore

☼₣€

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:58
Ma vieille horloge

 

Ma vielle horloge me parle

sa bouche de métal  usée

Laisse le temps s'échapper

Par les secondes de son râle

 

On ne lui laisse jamais

Un tant  de repos réel

Pour qu'elle puisse rebelle

De l'histoire nous conter les faits

 

Elle voudrait, mais la loi universelle

Regarde  cet horizon  sans fin

Pour l'obliger comme destin

D'égrener inlassable  saisons éternelles

 

Si elle stoppe son balancement

Là le temps  poursuit sa course

Elle son dessein est,  comme grande ourse

De poursuivre régulière,   son cycle dément

 

On ne lui demande pas de courir

Mais d'être précise pour ne  pas me perdre

Dans ce labyrinthe prêt à me soumettre

 Rappels sordides et m'obliger au repentir

Pour  ne pas avoir suivi seconde,  à me servir

☼ŦC

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 09:32

 

Il trônait au mur depuis des ans

Me laissait chaque fois pantois

Devant  la finesse de ses bois

Lisse et ciré comme une peau d’enfant

 

Sa dorure vieillie  resplendissait

Trésor de  mon cœur affectueux

A ma table,   il était invité délicieux

De mes échanges,   couplés d’amitiés

 

Tous mes amis chaque jour venu

M’affirmaient  leur admiration

Pour la pureté de son ambition

De paraitre altier, aussi bien conçu

 

Il embrassait une nudité dévoilée

Par l’artiste amant d’une passion

Un peu jaloux de cette attention

Qu’il offrait à son œuvre oubliée

 

Il était ce joli cadre de satin blanc

Qui protégeait  la nostalgie  de ma folie

Ce joyau qui  comblait l’espace circonscrit

Par un cossu  pastel vantant 

Une vénale Vénus bisant  son amant

☼ƑƇ

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:23

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Je tourne la page du Viel album

Je cours sur les images vieillies

Le temps  de son ombre me défie

Vais-je revoir mes ans où je n’étais homme

 

Je passe le noir et blanc du passé

Je voudrai toucher ces visages

Qui n’ont de réel qu’un passage

Sur mes yeux qui se voilent usés

 

Me voilà pris d‘une panique phénoménale

Qu’elle était belle cette  jeune aimée

D’un temps si court qu’elle fut oubliée

Dans le froid sentimental d’une classe

 

Encore quelques pages à découvrir

La couleur  dépasse la passerelle

Du noir  qui jauni  vers l’éternel

De ces grands parents et leurs sourires

 

Je plonge dans les vacances d’été

Les groupes ont sorti leur fortune

De l’amour, des premiers baisers diurnes

Pour ne pas affoler la jalousie des rivalités

 

Le temps fuit le  passé,  un demi-siècle

Ecorche  La jeunesse de ces amis reconnus

Dans ce voyage pictural que de réalités perdues

Et les pages m’entraînent comme un aigle

 

Mon rêve est de voler vers toutes ces  proies

Ces images qui me racontent la vie du loin

Hébergées dans les griffes du temps  chafouin

Qui attend l’heure de fermer cet album d’émois

☼ƑƇ

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:59

 

 

 

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Au jour d ' été chaleur gouverne temps

La canicule rampe sortie comme verrue

Pour discréditer charme d’un  bien être

Et ruissèle transpiration  sur ls poeaux

 

 Là il  se déplisse pour voler l’air pur

Pour enchanter le vent compagnon

Qui souffle  caresses de raison

Quand cou lui dénude ses amures

 

La saison dépose sur la grande scène

 L’acteur fastueux jouant le  chaud

Qui de sueurs  distribue  ses maux

A un auditoire rêvant de vie saine

 

Alors chacun épuise sa volonté

Mais là sur une  table amicale

Un patchwork  de teintes  royales

Offre son espoir du mieux vivre aisé

 

L’aile se déploie dans cet air âpre

Pour battre  au creux des lèvres d’Eole

Qui offre fraicheur venue des acropoles

Dont souvenirs est d’être bons pâtres

 

Alors un galant visage  glane sourire

Vers l’éventail qui se plait à l’envie

De ce balancement léger qu’une vie

Lui dédie d’un souffle, baisers  du désir

☼ƑƇ

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 17:41

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Sur les bords d’une tasse

Marqué du sceau de sèvres

Murmurent tes douces lèvres

Vers les lascifs fumets

Qui s’envolent vers l’horizon

De ces plaisirs inoubliables

 

Les aromes chahutent

Avec le bonheur certain

Quand tes papilles  récitent

Une partition d’amour

Pour un café colombien

Au corps chaleureux, musclé

Qui envoute ta pensée

D’un désir violent

 

Une chaleur t’inonde

Pour t’offrir son suc

Qui coule comme un feu

Dans la geôle de ton esprit

Pour le libérer de sa doléance

Celle de trouver perfection

Dans un arôme surprenant

 

La nuit se laisse parcourir

Par le noir express

Eclat d’un présent

Qui laisse vos lèvres venir

Vers cette danse  amoureuse

Qui les étreint comme gourmandise

Quand virevolte ce plaisir

Pour les épanouir dans la quête

D’une volupté  parfumée

 

Mais il  est l’heure de se quitter

Demain sera cet autre jour

Pour à nouveau se rencontrer

Toujours fidèle à ce  désir

Qui devient addiction

De l’arôme sentimental

Qui vous lie avec rage

A cet amour insolent

Où l’on consomme

 Tous les délices

Qu’offre la vie

☼ƇƑ

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Présentation

  • : Bouquet de poésies
  • : l'histoire d'une vie de poète au jour le jour, tout est instant de poésie, le passé de ma jeunesse en Lorraine , celui vécu pendant 30 ans vécu sur l'ile de la Réunion , mais plus encore la vie amoureuse c'est quoi? tout autant le ce qu'ont été, ce que sont, ce que seront mes pensées, mes joies, mes inquiétudes mes désirs ; le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui , le monde de demain
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